
Les récents événements au Venezuela ont été commentés de façon purement partisane. Ceux qui détestent Nicolás Maduro ont applaudi à son kidnapping, ceux qui l’apprécient ont crié au scandale. Deux façons également détestables de passer à côté de l’essentiel. L’essentiel en effet n’est pas de savoir si Maduro est un « good guy » ou un affreux dictateur, mais de comprendre qu’avec cet enlèvement on est entré définitivement dans une ère nouvelle : celle où la souveraineté des États n’est plus reconnue par la puissance dominante.

Avec leurs gros sabots, les médias réduisent souvent la crise iranienne à une fable opposant un peuple héroïque à un régime obscurantiste. Or, malgré une répression avérée, la complexité de la situation iranienne résiste aux scénarios simplistes. À moins de prendre ses souhaits pour des faits, il est difficile de présager de l’avenir de ce pays-empire. Bombardera, bombardera pas ? Quelle que soit la décision de Trump, l’Iran est entré dans une zone grise, instable et dangereuse.

L’un trouve que la France est trop blanche et l’autre que la diversité n’est pas assez représentée. Emmanuel Mélenchon et Jean-Luc Macron, même combat ?

« J’avais l’impression de regarder une série télévisée », aurait affirmé Donald Trump en regardant, en direct, l’équipée américaine au Venezuela. Passé l’effet de sidération médiatique, un état des lieux s’impose.

Afin de tenter d’éclairer le conflit qui embrase la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, nous avons interrogé Pierre-Yves Clais, ancien casque bleu arrivé au Cambodge il y a a 30 ans et engagé depuis lors corps et âme dans sa reconstruction, devenant témoin, acteur et défenseur de son histoire vivante.

Les États-Unis ont mené des frappes majeures dans la capitale vénézuélienne, Caracas, et ont capturé le président du pays, Nicolas Maduro, avant de le faire sortir du pays par avion, a déclaré le président Trump ce samedi 3 janvier.

Ce qui s’est joué cette année à l’Est, lors des élections en Roumanie comme en Moldavie, n’est pas un accident aux frontières de l’Europe, mais un avertissement sinistre. Derrière les discours lénifiants sur la soi-disant « protection de la démocratie » assénés par Bruxelles, un même mécanisme se répète : orienter les opinions, encadrer les scrutins, au besoin les corriger… quand le peuple vote mal. La Roumanie a servi de cobaye, la Moldavie de répétition générale – avec l’Union européenne en marionnettiste. On agite l’épouvantail des « ingérences russes » pour justifier ses propres ingérences, invalider des résultats, disqualifier des candidats et criminaliser toute dissidence politique. Dès lors, la souveraineté populaire devient révocable, la démocratie conditionnelle et surveillée. Ce qui a été testé à l’Est cette année sera imposé à l’Ouest dans les années qui viennent. À mesure que les peuples s’écartent des trajectoires imposées par Bruxelles, l’hypothèse d’élections « corrigées » cesse d’être une fiction pour devenir une réalité. La prochaine présidentielle française n’échappera pas à cette logique dystopique d’exception permanente.
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