
« J’avais l’impression de regarder une série télévisée », aurait affirmé Donald Trump en regardant, en direct, l’équipée américaine au Venezuela. Passé l’effet de sidération médiatique, un état des lieux s’impose.

Les États-Unis ont mené des frappes majeures dans la capitale vénézuélienne, Caracas, et ont capturé le président du pays, Nicolas Maduro, avant de le faire sortir du pays par avion, a déclaré le président Trump ce samedi 3 janvier.

Ce qui s’est joué cette année à l’Est, lors des élections en Roumanie comme en Moldavie, n’est pas un accident aux frontières de l’Europe, mais un avertissement sinistre. Derrière les discours lénifiants sur la soi-disant « protection de la démocratie » assénés par Bruxelles, un même mécanisme se répète : orienter les opinions, encadrer les scrutins, au besoin les corriger… quand le peuple vote mal. La Roumanie a servi de cobaye, la Moldavie de répétition générale – avec l’Union européenne en marionnettiste. On agite l’épouvantail des « ingérences russes » pour justifier ses propres ingérences, invalider des résultats, disqualifier des candidats et criminaliser toute dissidence politique. Dès lors, la souveraineté populaire devient révocable, la démocratie conditionnelle et surveillée. Ce qui a été testé à l’Est cette année sera imposé à l’Ouest dans les années qui viennent. À mesure que les peuples s’écartent des trajectoires imposées par Bruxelles, l’hypothèse d’élections « corrigées » cesse d’être une fiction pour devenir une réalité. La prochaine présidentielle française n’échappera pas à cette logique dystopique d’exception permanente.

N’ayant presque rien publié de son vivant, Alfred Schuler a inspiré de nombreux écrivains, notamment une partie de ceux fréquentant le quartier de la bohème littéraire et artistique de Schwabing à Munich au tournant du XIXe et du XXe siècle. Lionel Baland nous conte l’histoire de ce penseur hors du commun, qui a été le mentor de Ludwig Klages, a influencé des auteurs célèbres, dont certains sont liés à la Révolution conservatrice allemande, et a été un des fondateurs du Cercle cosmique de Munich.

Il faut bien se rendre à l’évidence : les deux seuls partis à faire encore de la politique sont le Rassemblement national et La France Insoumise. Ce dernier serait sur le point de prôner le « vote révolutionnaire » à l’occasion des élections municipales de mars prochain. Tout comme son prédécesseur fit de même au siècle dernier. Explications.

Deux crises majeures, en Ukraine et en Palestine, auront suffi pour nous remettre en mémoire la maxime de Chateaubriand : « Le ciel fait rarement naître ensemble l’homme qui veut et l’homme qui peut ». L’Amérique se cherche. Trump pareillement. Elle s’est crue la terre promise universelle. Trump y voit le centre mondial de l’intelligence artificielle et du numérique qui transformera le plomb en or. L’Amérique a profité depuis un siècle du suicide des empires européens et eurasiens. Trump se contente d’annoncer dans sa récente circulaire sur la « stratégie » américaine de sécurité nationale qu’il n’assistera pas aux obsèques d’une Union Européenne qui a oublié le sens du mot destin. Il le fait après avoir signé de façon surprenante un décret présidentiel garantissant la protection du Qatar contre les agressions étrangères. Il signale subitement le retour en force de la doctrine « America First » et déclare ainsi la guerre aux néoconservateurs. Lesquels ont désormais pris Bruxelles pour Plan B.

La polémique était bien partie, avant de retomber, tel un soufflet mal cuit. Des féministes viennent perturber un spectacle d’Ary Abittan, humoriste proche de la première dame de France et naguère accusé de viol. Elle les traite de « sales connes » alors qu’il s’apprête à faire salle comble aux Folies-Bergère. On a les batailles d’Hernani qu’on peut.
Découvrez nos formules d’abonnement
• 2 ans • 12 N° • 79€
• 1 an • 6 N° • 42€
• Durée libre • 6,90€ /2 mois
• Soutien • 12 N° •150€