
Avocat honoraire et historien, Michel Festivi est spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Espagne dont il commente l’actualité politique pour diverses publications (Synthèse Nationale, Nouveau Présent…). Une actualité qu’il analyse au regard de l’histoire de la péninsule et de ses fractures. A l’heure où le gouvernement socialiste de Pedro Sànchez, acculé par les scandales et un impopularité record, annonce l’organisation de nouvelles élections, nous l’avons interrogé pour évoquer un pays peu traité dans les « grands médias » et dont les soubresauts politico-idéologiques semblent encore porter la marque des déchirures du passé.

Le système médiatique est toujours avide de nouvelles têtes, surtout quand elles assurent des ventes et de l’audience. Il y a eu Éric Zemmour, Marion Maréchal, Sarah Knafo. C’est maintenant au tour de David Lisnard, auxquels certains vont jusqu’à prédire un destin national. Retournons plutôt sur terre.

Le 25 octobre, la Serbie a vécu un véritable séisme politique. Après quatorze années de pouvoir quasi incontesté, le Parti progressiste serbe (SNS) d’Aleksandar Vučić a été évincé par la Liste des étudiants, qui a rassemblé plus de 52 % des voix contre environ 39 % pour le parti sortant. Dans un pays où le régime semblait invincible, où les élections étaient marquées par la pression, la corruption et le contrôle des médias, une participation exceptionnelle de près de 68 % a prouvé qu’il est impossible de gouverner indéfiniment contre la volonté populaire. Ce scrutin ne signe pas seulement la fin d’une époque, il recompose en profondeur le paysage politique serbe et ouvre, pour la droite, une chance inattendue de se reconstruire hors de l’ombre d’un pouvoir qui avait longtemps confisqué le patriotisme.

Bruno Gaia, auteur de « Blanc cassé » (Éditions de La Nouvelle Librairie), signe une tribune au vitriol sur cette étrange fin d’octobre où la France, entre Halloween, émeutes lycéennes et appels à la « Purge » sur les réseaux sociaux, semble attendre son prochain cauchemar.

Parmi les théories du complot, il en tombe parfois du ciel. Certains observateurs peuvent poétiquement s’inspirer d’un nuage pour écrire un sonnet ; d’autres y trouveront un fascinant sujet d’observation météorologique. Et d’autres encore, s’appuyant sur certaines informations déclassifiées, considéreront le ciel comme un terrain de guerre météorologique.

On réduit souvent l’auteur du Déclin de l’Occident (1918-1922) à une sombre prophétie sur la fin de l’Europe. C’est oublier que Spengler, qui n’était pas juriste, a consacré au droit des analyses précises et parfois dérangeantes. Deux lecteurs de premier plan invitent à revenir sur cet aspect méconnu. Pierre Legendre, historien du droit et théoricien de l’anthropologie dogmatique, reprend explicitement à Spengler la notion de « pseudomorphose », sans adopter pour autant toute sa philosophie de l’histoire. Jorge Luis Borges, grand écrivain argentin, admire chez Spengler la puissance de la vision historique et du style, tout en se gardant de tenir ses prédictions pour des certitudes. Leurs lectures sont différentes et ne constituent pas une même école.

Ce week-end, le Rassemblement national se rassemblait à Orléans, ville joahnnique par excellence et signe de reconquête s’il en est. L’occasion de faire peau neuve, à six mois de l’élection suprême. Même si l’armure, elle, ne change pas.
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