
Une éventuelle arrivée au pouvoir de l’AfD et du Rassemblement national pourrait bouleverser en profondeur les rapports de force au sein de l’Union européenne. L’Allemagne et la France partagent non seulement des projets de réforme similaires, mais disposent également de la puissance financière nécessaire pour imposer des changements de grande ampleur. Nous publions un article paru dans le magazine « Freilich ». Son auteur, Jurij C. Kofner, est économiste à l’Institut für konservative Wirtschaftspolitik (IKW – Institut de politique économique conservatrice) et conseiller spécialisé dans les questions économiques, énergétiques et numériques auprès du groupe parlementaire de l’AfD au Parlement de Bavière. Une mise au point salutaire.

Le 25 octobre, la Serbie a vécu un véritable séisme politique. Après quatorze années de pouvoir quasi incontesté, le Parti progressiste serbe (SNS) d’Aleksandar Vučić a été évincé par la Liste des étudiants, qui a rassemblé plus de 52 % des voix contre environ 39 % pour le parti sortant. Dans un pays où le régime semblait invincible, où les élections étaient marquées par la pression, la corruption et le contrôle des médias, une participation exceptionnelle de près de 68 % a prouvé qu’il est impossible de gouverner indéfiniment contre la volonté populaire. Ce scrutin ne signe pas seulement la fin d’une époque, il recompose en profondeur le paysage politique serbe et ouvre, pour la droite, une chance inattendue de se reconstruire hors de l’ombre d’un pouvoir qui avait longtemps confisqué le patriotisme.

Bruno Gaia, auteur de « Blanc cassé » (Éditions de La Nouvelle Librairie), signe une tribune au vitriol sur cette étrange fin d’octobre où la France, entre Halloween, émeutes lycéennes et appels à la « Purge » sur les réseaux sociaux, semble attendre son prochain cauchemar.

Parmi les théories du complot, il en tombe parfois du ciel. Certains observateurs peuvent poétiquement s’inspirer d’un nuage pour écrire un sonnet ; d’autres y trouveront un fascinant sujet d’observation météorologique. Et d’autres encore, s’appuyant sur certaines informations déclassifiées, considéreront le ciel comme un terrain de guerre météorologique.

On réduit souvent l’auteur du Déclin de l’Occident (1918-1922) à une sombre prophétie sur la fin de l’Europe. C’est oublier que Spengler, qui n’était pas juriste, a consacré au droit des analyses précises et parfois dérangeantes. Deux lecteurs de premier plan invitent à revenir sur cet aspect méconnu. Pierre Legendre, historien du droit et théoricien de l’anthropologie dogmatique, reprend explicitement à Spengler la notion de « pseudomorphose », sans adopter pour autant toute sa philosophie de l’histoire. Jorge Luis Borges, grand écrivain argentin, admire chez Spengler la puissance de la vision historique et du style, tout en se gardant de tenir ses prédictions pour des certitudes. Leurs lectures sont différentes et ne constituent pas une même école.

Ce week-end, le Rassemblement national se rassemblait à Orléans, ville joahnnique par excellence et signe de reconquête s’il en est. L’occasion de faire peau neuve, à six mois de l’élection suprême. Même si l’armure, elle, ne change pas.

On peut tout acheter, des avions high-tech, des missiles ou des systèmes de défense dernier cri. Pas l’art de faire la guerre. Depuis des décennies, l’Arabie saoudite engloutit des dizaines de milliards de dollars dans les arsenaux américains et européens, convaincue que sa puissance financière lui garantit la supériorité militaire et, au besoin, la protection de Washington. La guerre au Yémen et les attaques des Houthis contre ses infrastructures stratégiques mettent à rude épreuve ces deux certitudes.
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