
Le 25 octobre, la Serbie a vécu un véritable séisme politique. Après quatorze années de pouvoir quasi incontesté, le Parti progressiste serbe (SNS) d’Aleksandar Vučić a été évincé par la Liste des étudiants, qui a rassemblé plus de 52 % des voix contre environ 39 % pour le parti sortant. Dans un pays où le régime semblait invincible, où les élections étaient marquées par la pression, la corruption et le contrôle des médias, une participation exceptionnelle de près de 68 % a prouvé qu’il est impossible de gouverner indéfiniment contre la volonté populaire. Ce scrutin ne signe pas seulement la fin d’une époque, il recompose en profondeur le paysage politique serbe et ouvre, pour la droite, une chance inattendue de se reconstruire hors de l’ombre d’un pouvoir qui avait longtemps confisqué le patriotisme.

On réduit souvent l’auteur du Déclin de l’Occident (1918-1922) à une sombre prophétie sur la fin de l’Europe. C’est oublier que Spengler, qui n’était pas juriste, a consacré au droit des analyses précises et parfois dérangeantes. Deux lecteurs de premier plan invitent à revenir sur cet aspect méconnu. Pierre Legendre, historien du droit et théoricien de l’anthropologie dogmatique, reprend explicitement à Spengler la notion de « pseudomorphose », sans adopter pour autant toute sa philosophie de l’histoire. Jorge Luis Borges, grand écrivain argentin, admire chez Spengler la puissance de la vision historique et du style, tout en se gardant de tenir ses prédictions pour des certitudes. Leurs lectures sont différentes et ne constituent pas une même école.

Ce week-end, le Rassemblement national se rassemblait à Orléans, ville joahnnique par excellence et signe de reconquête s’il en est. L’occasion de faire peau neuve, à six mois de l’élection suprême. Même si l’armure, elle, ne change pas.

On peut tout acheter, des avions high-tech, des missiles ou des systèmes de défense dernier cri. Pas l’art de faire la guerre. Depuis des décennies, l’Arabie saoudite engloutit des dizaines de milliards de dollars dans les arsenaux américains et européens, convaincue que sa puissance financière lui garantit la supériorité militaire et, au besoin, la protection de Washington. La guerre au Yémen et les attaques des Houthis contre ses infrastructures stratégiques mettent à rude épreuve ces deux certitudes.

Manque de candidats aux concours de l’Éducation nationale, salaires bloqués, conditions de travail dégradées… Les explications habituelles ne suffisent plus. Pour Bruno Gaia, qui a longtemps exercé dans des établissements difficiles, la crise des vocations enseigne quelque chose de plus profond : un changement de paradigme culturel chez une partie des élèves, une confrontation de codes et de valeurs qui rend le métier de plus en plus intenable.

La sauvagerie des émeutes ayant ravagé les grandes villes ce week-end du 18 et 19 octobre est telle que les médias peinent à nier l’évidence : une France s’approchant chaque jour davantage du gouffre. Avec une LFI qui pourrait bien être victime de sa propre stratégie.

On a pris l’habitude d’associer socialisme et gauche. Pourtant, dès son origine, le socialisme s’oppose frontalement au progressisme libéral né de la Révolution française. Là où la gauche célèbre le mouvement, l’individu et la table rase, le socialisme originel défend les communautés, l’enracinement et la décence commune. Une opposition radicale que l’histoire a peu à peu effacée… jusqu’à faire disparaître le socialisme lui-même.
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