
Fatigués des écrans, du travail abstrait et des appartenances superficielles, des millions de jeunes adultes, de Reykjavík à Annecy et de Vancouver à Wellington, se retrouvent autour d’une même « culture outdoor » : vêtements techniques, marche, froid, cabanes et paysages austères. Ni retour au paganisme ni simple mode, cette « tribu boréale » réinvente le besoin d’appartenir en déplaçant la spiritualité vers la nature et en transformant la sobriété et le petit groupe en nouvelle civilité.

Discret camarade de Guy Debord et figure majeure de l’Internationale situationniste, Raoul Vaneigem a incarné une radicalité libertaire, hédoniste et anti-autoritaire, loin du caractère ombrageux de son compagnon de route. De son Traité de savoir-vivre aux poèmes mis en musique dans les milieux anarchistes, en passant par sa critique du spectacle et son refus de toute récupération, retour sur un penseur resté fidèle jusqu’au bout à l’exigence de la liberté.

10 août 1946-10 août 2026 : Renaud Camus fête aujourd’hui ses 80 ans. Pour l’occasion, direction la Gascogne, non loin de son château de Plieux, où ses amis se retrouvent pour célébrer comme il se doit cet anniversaire. Ceux qui veulent voir en lui le chant du cygne d’une civilisation qui s’efface en seront pour leurs frais. Car chez Camus, quelque chose résiste, veille et annonce encore le jour. Derrière la « tristesse d’Olympio », apparaît « Chantecler » ; derrière « Chantecler », l’enchanteur Merlin. À 80 ans, Renaud Merlin Camus n’a rien perdu de ses sortilèges. Et Plieux ne plie toujours pas.

Il était comte, mais ce n’était pas ce qui comptait pour lui. Ce qui comptait, c’était la nature, dont la nature humaine. Tout ce qui pousse lentement et se transmet de génération en génération trouvait en lui un défenseur passionné. On entendait sa voix dans l’émission de François de Voyer, « Les pâturages du ciel », sur les ondes de Radio Courtoisie. Parti le 28 juillet, à l’âge de 56 ans, Tanguy de Vienne laisse le souvenir d’un gentilhomme d’un autre temps. François de Voyer lui rend hommage.

Dès qu’une expression envahit le vocabulaire politique, grandes sont les raisons de se méfier. Cela vaut pour les « messages de haine » ou les « ingérences », concepts éminemment flous. La seconde est actuellement accommodée à toutes les sauces ; les plus indigestes surtout.

Chaque année, on tente de nous refourguer du Beaujolais. À chaque échéance présidentielle, on retrouve Michel-Édouard Leclerc en promotion. Le premier produit est censé être « nouveau » ; le second n’est que « vieux », voire, faisandé. Et voilà la chenille qui redémarre. Malgré l’évidente date de péremption. C’est souvent le cas durant les soldes.

Les temps passés ont été riches de trahisons et de retournements de veste en tous genres. Ceux à venir ne devraient pas décevoir. Ce qu’il y a de bien avec les Iznogoud en puissance, c’est qu’ils ne prennent jamais de vacances.
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