
Présenté en compétition au Festival de Cannes, Notre salut d’Emmanuel Marre vient former un diptyque aussi involontaire que fascinant avec « Les Rayons et les Ombres » de Xavier Giannoli sorti plus tôt cette année. Les deux films racontent finalement la même chose : non pas la collaboration idéologique des fanatiques, mais celle des médiocres, des arrivistes et des ambitieux frustrés qui voient dans l’effondrement d’un pays une occasion historique d’accéder enfin à la place qu’ils pensent mériter. Là où Giannoli faisait déjà preuve d’une remarquable honnêteté intellectuelle dans son traitement de Jean Luchaire — moins monstre doctrinaire que bourgeois vénal fasciné par le pouvoir — il restait prisonnier d’une mise en scène extrêmement classique. Emmanuel Marre, lui, trouve une forme parfaitement cohérente à son sujet : brute, instable, presque documentaire. Et c’est précisément cette contemporanéité formelle qui fait de « Notre salut » un film beaucoup plus marquant.

L’année écoulée a été marquée par des relations sino-américaines douces-amères. Au printemps 2025, le président Donald Trump a imposé un embargo commercial de facto à la Chine, une mesure à laquelle Pékin a rapidement répondu par des mesures de rétorsion. Quelques mois plus tard, le même Trump vantait un partenariat « G-2 » entre les deux pays. Ces dernières semaines, Trump a à la fois invité des navires de guerre chinois dans le détroit d’Ormuz et menaçait de frapper les pétroliers à destination de la Chine qui le traverseraient. Dans le fond, Trump n’est pas si difficile à suivre. Il sait qu’il perd la main…

Historien de la Grèce ancienne, philosophe de l’Europe, amoureux charnel de la Corse, Olivier Battistini, chroniqueur à « Éléments », organise cet été, en juillet et en août, les « Rencontres de Sisco », au cœur du Cap Corse. Des rencontres qui renouent avec l’esprit des anciennes écoles de sagesse : apprendre, lire, dialoguer, marcher, penser ensemble. Entre cours, conférences et rencontres.

Avec « Juste une illusion », le film du duo Olivier Nakache et Éric Toledano, la nostalgie des années 80 n’en finit plus de revenir en force, d’un point de vue culturel comme politique. Doit-on s’en féliciter ? Pas forcément.

La publication d’un court et stimulant essai, « Une philosophie biocentrique », de François Plat Colonna, aux éditions de la Nouvelle Librairie, consacré à Ludwig Klages — penseur allemand méconnu dans l’aire francophone et fondateur de la graphologie scientifique —, est l’occasion pour notre collaborateur Christopher Gérard de se pencher sur ce parcours philosophique atypique au travers d’un riche entretien avec l’auteur.

D’habitude, ce sont les Français qui sont à la traîne de la Grande-Bretagne, avec nos bourgeois louchant du côté de la monarchie constitutionnelle lors de notre Révolution, ou le culte thatchériste chez une certaine droite au siècle dernier. Aujourd’hui, les temps changent.

Le chef de fil de la France Insoumise est désormais officiellement candidat à la magistrature suprême. Après des élections municipales plutôt favorables malgré une intense « diabolisation » médiatique, quelles sont les chances de l’apôtre de la « nouvelle France » dans la course à l’Élysée ? Pour tenter de répondre à cette question, nous avons interrogé notre collaborateur Rodolphe Cart, dont une version revue et augmentée de l’ouvrage « Jean-Luc Mélenchon, le bruit et la fureur » vient de sortir aux éditions de la Nouvelle Librairie.
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